émile s. labrie il y a une femme Assise dos à moi à une table très très près de la mienne. Ses cheveux longs touchent la manche de ma veste lorsqu’elle bouge. Elle a bu un café. Je vois sa tasse vide. Je sens sa cigarette. Je ne la vois pas. La cigarette, pas la...
émile s. labrie il y a deux vieilles Moins vieilles que celle de l’autre jour. Je n’en vois qu’une qui me cache l’autre. Jaune et orange. Tout. Les cheveux, la chemise. Et brun aussi. Le sac, les lunettes. Elle tourne la tête vers moi. Elle me voit, me regarde...
émile s. labrie il y a un gars Pas la table voisine, l’autre. Il ressemble à Dutronc. Dutronc Jacques. Jeune. Du temps où ma mère écoutait Les cactus et encore Les cactus et encore. Jeune. Avec deux amis. Dutronc, pas ma mère. Des amis j’imagine parce qu’ils...
émile s. labrie il y a quatre juifs Ils passent lentement devant le café. Affichés. Affirmant leurs chapeaux noirs, leurs longues vestes noires. Ils ne s’arrêtent pas. Ils passent. Ils ne regardent pas les clients attablés. Les couleurs des femmes, des chaises, du...
émile s. labrie il y a un couple À l’intérieur, près de la terrasse. Ça pourrait être des peoples. Ils en ont le look cheap et cher. Fabriqués. Les muscles, lui. Les lèvres, elle. Certains d’être beaux, je suis sûr. Ils se parlent, je ne les entends pas et je...